26.01.2012

Mes 60 engagements pour la france

Cliquez ici pour télécharger le projet de Francois Hollande.

23.01.2012

Principales mesures détaillées par François Hollande dimanche 22 janvier au Bourget

La République irréprochable

 - inscrire la loi de 1905 sur la séparation de l’église et de l’Etat dans la Constitution :

« Présider la République, c’est être viscéralement attaché à la laïcité, car c’est une valeur qui libère et qui protège. Et c’est pourquoi j’inscrirai la loi de 1905, celle qui sépare les Eglises de l’Etat, dans la Constitution. »

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19.01.2012

François Hollande au Bourget dimanche prochain

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François Hollande vous invite au lancement de sa campagne présidentielle le dimanche 22 janvier à partir de 13h30 au Bourget, en Seine-Saint-Denis (93).

A 95 jours du premier tour, ensemble, portons le changement vers la victoire.

Infos pratiques :

Quand ?

Dimanche 22 janvier à partir de 13h30

Où ?

Hall 2 Paris Le Bourget - Parc d'Expositions
Carrefour Charles Lindbergh
Le Bourget

Pour s'y rendre :

Autoroute : A1
Gare ferroviaire : Gare de l'Est, Gare du Nord
RER : B, Le Bourget (Navettes jusqu'au Parc d'Expositions depuis la gare)
Bus : 350, 152, Michelet Parc d'Expositions
Métro : Ligne 7, La Courneuve 8 mai 1945

18.01.2012

Liens

Liens institutionnels:

Mairie de Magny-les-Hameaux

Communauté d'agglomération de Saint-Quentin-en-Yvelines

Conseil générale des Yvelines

Préfecture des Yvelines

Conseil régional d'île de France

Autres liens :

Parti socialiste

Fédération P.S. des Yvelines

M.J.S. France

M.J.S. Yvelines

Blog de Bertrand Houillon

Blog de Robert Cadalbert

Blog des conseillers généraux P.S. des Yvelines

Blog des conseillers régionaux P.S. d'île de France

Blog des députés socialistes

Blog des sénateurs socialistes

Séction P.S. du Mesnil Saint Denis

Séction P.S. d'Elancourt

Séction P.S. de Montigny-le-Bretonneux

Séction P.S. de Saint-Germain-en-laye


16.01.2012

Dialogue social: "La coproduction et non plus la convocation"

François Hollande, avant l’annonce de son projet fin janvier, a voulu rencontrer les partenaires sociaux. Alors qu'il avait déjà reçu lundi dernier à son siège de campagne l'Unsa, la CFTC, Solidaires, Force ouvrière et la CFE-CGC, le candidat s’est entretenu jeudi 12 janvier, avec Bernard Thibault, secrétaire général de la CGT et François Chérèque, secrétaire général de la CFDT.

Ces rencontres ont permis à François Hollande de présenter ses propositions sur le dialogue social, afin de sortir de l’impasse dans laquelle Nicolas Sarkozy a conduit le pays et de se détacher de la culture du conflit qui aura marqué son mandat.

François Hollande a proposé aux syndicats que la démocratie sociale soit un élément essentiel du redressement de la situation. Il a affirmé qu'il avait l'intention de l'inscrire dans la Constitution. "Nous avons défini la méthode et les priorités à appliquer après les présidentielles, si je suis élu".

Une méthode de coproduction et de dialogue

"La concertation et le dialogue doivent être la règle (...) Le président et la majorité parlementaire ne peuvent pas décider de tout sur tout" a-t-il expliqué. "C'est une logique de coproduction qui s'écarte de la logique de convocation qui a été la règle depuis maintenant cinq ans.", a ajouté François Hollande. "Le mot clé est la confiance. Je souhaite redonner confiance à la France et donc aux partenaires sociaux".

Les priorités

Le candidat s'est également exprimé sur les priorités qui ont été définies à l'occasion de leur rencontre, en plaçant l'emploi comme la première urgence.

Parmi celles-ci, François Hollande a évoqué la création d'un contrat de génération, qui permettrait aux entreprises d'embaucher un jeune en CDI, tout en gardant un senior jusqu'à ce qu'il ait sa retraite dans de bonnes conditions : "les entreprises qui recrutent et qui maintiennent dans l'emploi des salariés avec CDI doivent payer moins de cotisations". Ce contrat résiderait dans la transmission de savoir d'une génération à l'autre.

Enfin, il prévoit de moduler les cotisations des entreprises selon le type de contrat de travail qui les lient à leurs salariés.

Pour aller plus loin : Tribune de François Hollande dans le journal Le Monde : cliquer ici

 

15.01.2012

Nos élus

Les élus  socialistes au conseil municipal de Magny-les-Hameaux sont aux nombre de 9.

Nous appartenons au groupe socialiste et apparentés.

Notre groupe est partie prenante de la majorité  avec le groupe Autre monde.

Nos deux groupes ont fait une liste commune " Ensemble pour Magny-les-Hameaux" pour les élections de 2008, que nous avons remportées avec 63,7% des suffrages exprimés.

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14.01.2012

C'est une politique qui a été dégradée, pas la France

A 100 jours du premier tour de l'élection présidentielle, la France a perdu son triple A. C'est une politique qui a été dégradée, ce n'est pas la France. Je n'ai jamais fait des agences de notation la référence ultime pour juger les politiques conduites par les États et encore moins par le nôtre. Je déplore que l'Europe ne se soit pas dotée d'une agence publique indépendante. Notre pays dispose d'atouts considérables : une démographie dynamique, une productivité élevée, un savoir faire reconnu, une qualité de services publics et une épargne abondante. Mettre la France sur le chemin du redressement, dans la justice et par la croissance, c'est tout l'enjeu de l'élection présidentielle de 2012.

Ma volonté, dans cette campagne qui s’ouvre, c’est de redonner la confiance indispensable à la France. Ce qui doit être changé, ce n’est pas le rapport aux agences de notation ou aux marchés, mais le rapport que les Français entretiennent avec leur dirigeants, avec lesquels ils doivent être mobilisés pour que notre pays soit le seul enjeu des élections qui viennent.>> Engagez-vous à mes côtés pour nous mener vers la victoire

Ensemble, amplifions le mouvement.

>> Invitez vos amis à rejoindre la campagne

Le changement, c'est maintenant!

François Hollande

13.01.2012

Dette publique: le Président sortant ne peut faire porter sur les collectivités territoriales, la responsabilité de son échec

Le Président sortant veut réunir les élus locaux pour soi-disant « mieux les associer à l’indispensable effort de réduction des déficits publics ».
Alors qu’il a creusé la dette publique de 612 milliards d’euros, le Président sortant prend à nouveau les collectivités comme boucs émissaires.
A travers la suppression de la taxe professionnelle,  le gel des dotations aux collectivités territoriales, l’accumulation des transferts non compensés en matière d’allocations de solidarité comme en matière d’entretien des routes, ou encore, par le développement des normes coûteuses et paralysantes, les budgets locaux ont déjà été imputés de plus de 10 milliards d’euros. Contraintes par le principe d’équilibre réel qui n’autorise l’emprunt que pour les investissements et seulement à hauteur de 24% des budgets, les collectivités territoriales dirigées en grande majorité par les socialistes, se sont distinguées par une gestion remarquable des deniers publics. Elles ont honoré leurs compétences, qui se sont pourtant accumulées sans compensation suffisante de l’Etat, tout en assurant leur prérogatives en matière d’action sociale, de soutien aux associations et en maintenant un haut niveau de soutien à l’innovation, puisque les collectivités représentent plus  de 70% de l’investissement public à destination des entreprises.
Au lieu d’insinuer que les collectivités locales seraient responsables de l’endettement de l’Etat alors qu’elles représentent moins de 10% de la dette publique, le Président sortant ferait mieux de prendre exemple sur la gestion remarquable qui a été la leur, pendant que lui creusait les déficits. D’autant que les rapports se multiplient pour dénoncer la conduite par l’Etat de la décentralisation.
François Hollande considère que la démocratie territoriale mérite autre chose que la caricature et l’approximation. Elle a besoin de confiance et de sérénité pour mettre en œuvre des réponses concrètes à la crise, un accès équitable aux services publics sur tout le territoire, une fiscalité plus juste. Il sait que l’Etat a besoin d’un contrat équilibré, responsable et solidaire avec les collectivités pour mettre en œuvre les politiques publiques au service de nos concitoyens.

Yves Krattinger, responsable du pôle Territoire, Services publics, ruralité

09.01.2012

En réaction aux voeux de Nicolas Sarkozy au monde de l'éducation, de l'enseignement supérieur et de la recherche

Après avoir affaibli et attaqué l'école républicaine comme elle ne l'avait jamais été dans son histoire, la considérant comme une simple variable d'ajustement budgétaire, moquant le savoir, brutalisant les chercheurs, humiliant la laïcité, Nicolas Sarkozy semble vouloir faire son mea culpa. Mais peut-être ne faut-il pas se réjouir trop vite des déclarations d'un candidat à nouveau prêt à faire toutes les promesses sans aucun souci d'afficher la moindre cohérence entre ses discours et ses actes.

Alors que l'école française, après 5 ans de présidence Sarkozy et deux législatures de droite, connaît des difficultés sans précédent et les plus mauvais résultats de son histoire, le candidat Sarkozy voudrait restaurer une autorité qu'il a lui-même sapée comme Président, et revaloriser une profession dont il a tellement dégradée la condition que la France peine aujourd'hui à recruter des professeurs. Pourquoi croire qu'il fera demain le contraire de ce qu'il a fait hier et qu'il continue à faire aujourd'hui ?

D'autant plus qu'à bien entendre ses propos - refus de restaurer les moyens supprimés, volonté de ségrégation précoce des élèves, développement d'une autonomie qui sans moyens ne pourra jamais être pédagogique, on voit se dessiner la véritable philosophie d'un président qui se veut le liquidateur du modèle républicain d'éducation. Notre école, surtout après cinq ans d'attaques brutales et désordonnées, a besoin d'une refondation républicaine et d'une grande réforme.

Cette refondation suppose non seulement des mots, des vœux, des intentions, mais du respect, de la cohérence et des engagements précis. C'est ce que propose François Hollande autour d'un nouveau contrat entre l'école et la Nation, capable de recréer la confiance et de nous faire retrouver le chemin de la réussite collective.

Vincent Peillon, responsable du pôle Education, jeunesse, enseignement supérieur, recherche, enseignement et formation professionnels auprès de François Hollande.

 

07.01.2012

Janvier 2012 : le pouvoir d’achat des Français est lourdement amputé et M. Sarkozy annonce que cela va continuer avec la hausse prévue de la TVA

La dernière année du quinquennat du président de la baisse du pouvoir d’achat commence comme les précédentes, en pire. Non seulement les hausses de prix s’accumulent mais M. Sarkozy vient d’annoncer que cela allait continuer. La hausse prévue de la TVA viendra encore amputer le pouvoir d’achat des Français.

 

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03.01.2012

"Le changement c'est maintenant !"

Je suis candidat à l’élection présidentielle pour redonner à la France l’espoir qu’elle a perdu depuis trop d’années. Les Français souffrent. Ils souffrent dans leurs vies : le chômage est au plus haut parce que la croissance est au plus bas ; la hausse des prix et des taxes ampute leur pouvoir d’achat ; l’insécurité est partout ; leurs emplois s’en vont au gré des fermetures d’usines et des délocalisations industrielles ; l’école, l’hôpital sont attaqués et n’assurent plus l’égalité entre citoyens ; l’avenir semble bouché pour eux et pour leurs enfants ; la jeunesse se désespère d’être maintenue en lisière de la société. Les Français souffrent aussi dans leur âme collective : la République leur paraît méprisée dans ses valeurs comme dans le fonctionnement de ses institutions, le pacte social qui les unit est attaqué, le rayonnement de leur pays est atteint et ils voient avec colère la France abaissée, affaiblie, abîmée, «dégradée».

La dépression économique est là, l’angoisse sociale est partout, la confiance nulle part. J’affirme avec netteté où se situent les responsabilités. Certes, depuis 2008, il y a la crise. Elle est le produit de la mondialisation débridée, de l’arrogance et de la cupidité des élites financières, du libéralisme effréné, sans oublier l’incapacité des dirigeants européens à dominer la spéculation. Il y a surtout les politiques injustes et stériles menées depuis dix ans, les fautes économiques et morales de ce dernier quinquennat. Il y a donc la responsabilité personnelle de celui qui est au sommet de l’Etat depuis cinq ans.

Un mandat se juge sur ses résultats, une politique sur sa cohérence, un caractère sur sa constance. Comme les choses seraient faciles si l’échec devenait une excuse, si l’expérience - même malheureuse - devenait une justification opportune de poursuivre et l’abandon des promesses, une preuve de courage ! Et pourtant, telle est l’ultime contorsion tentée par le président sortant : incapable de trouver une issue à la crise de la zone euro après seize «sommets de la dernière chance» en à peine deux ans, il voudrait qu’on lui laisse encore le temps d’y porter remède, sans qu’il nous indique - hormis la rédaction d’un nouveau traité européen - ce qui serait de nature à le voir réussir là où il a échoué. Impuissant face à la montée du chômage, le voilà qui convoque une ultime réunion avec les partenaires sociaux pour nous dire qu’il faut traiter avec plus de considération les demandeurs d’emploi. Indifférent aux creusements des inégalités après avoir multiplié les indulgences aux plus fortunés, il annonce, comme pour retrouver une soudaine vertu, qu’il taxera les transactions financières sans nous préciser quand - et comment le pourrait-il dès lors que la décision lui échappe dans son exécution ?

La mystification est grossière. Je ne la sous-estime pourtant pas. Une campagne électorale est un moment particulier, où bien des choses peuvent être dites, bien des mensonges proférés, bien des paradoxes présentés comme des vérités de bon sens. J’entends déjà les lieutenants paniqués de Nicolas Sarkozy prétendre que dans la tempête il ne serait pas sage de changer le capitaine. Ce qui prête à sourire quand le navire s’est échoué. Et bientôt, il ne lui restera plus qu’à proclamer qu’il a changé, que les événements l’ont changé, que la fonction l’a changé, que l’échec l’a changé… Posons d’ores et déjà la bonne question à ce sujet : plutôt que de reconduire un président qui aurait tellement changé, pourquoi ne pas changer de président, tout simplement ?

C’est cette responsabilité qui m’incombe. Celle de permettre le changement. Un vrai changement. Ce n’est pas ici le lieu d’analyser ce qu’aura été ce quinquennat. Disons simplement que ces cinq années auront été la présidence de la parole et, lui, le président des privilégiés. Voilà la page que je veux tourner. Je mesure la difficulté de la tâche qui m’attend si vous m’accordez votre confiance. Le redressement de nos comptes publics comme celui de notre appareil productif sera long. La reconquête de notre souveraineté financière exigera des efforts considérables et surtout de la justice. Le retour de la confiance appellera une politique qui mobilisera les Français autour de l’avenir : l’éducation, la recherche, la culture, la transition énergétique et écologique.

Je sais aussi nos atouts. Nous sommes un grand pays disposant d’immenses savoir-faire, de remarquables entreprises, d’une recherche féconde, de services publics de grande qualité, d’une démographie dynamique, d’une épargne abondante, d’un attachement profond aux valeurs de la République. Nos ouvriers, nos techniciens, nos ingénieurs, nos chercheurs, nos savants, nos fonctionnaires sont parmi les meilleurs du monde. La productivité de notre travail est une des plus élevées de toutes les économies développées. Notre vie intellectuelle et artistique demeure une des plus riches et suscite toujours l’admiration des peuples.

Cent dix jours nous séparent du premier tour de l’élection présidentielle. Ce scrutin interviendra dans un contexte que rarement notre pays aura connu depuis le début de la Ve République. La France a pourtant traversé bien des épreuves en un demi-siècle : des crises économiques, de graves mouvements sociaux, de véritables ruptures civiques aussi. Mais en 2012 le choix que vous aurez à faire sera décisif. Décisif, il le sera pour vous, pour vos enfants, pour l’avenir de votre patrie, pour l’Europe aussi, qui attend et espère entendre à nouveau la voix de la France, une France dont elle a besoin pour retrouver un projet et un destin.

Pour la première fois depuis longtemps dans notre histoire nationale, ce choix dépassera, et de loin, les seules questions politiques et partisanes. Comme en 1981, comme en 1958, ce qui est en jeu dans cette élection et dans le choix que feront les Français, c’est plus que la seule élection d’un président, plus que la désignation d’une majorité, plus que l’orientation d’une politique : c’est l’indispensable redressement de la Nation. Ce redressement est possible. Pour le réussir, quatre principes m’inspireront.

La vérité : je ne serai pas le président qui viendra devant vous six mois après son élection pour vous annoncer qu’il doit changer de cap, qui reniera ses promesses faisant mine de découvrir que les caisses sont vides. Les Français sont lucides, ils savent que nous aurons besoin de temps, qu’il faudra faire des efforts à condition qu’ils soient partagés ; mais ils préfèrent des engagements forts sur l’essentiel à un catalogue de propositions.

La volonté : il en faudra pour rétablir les comptes publics, pour relancer la croissance, pour soutenir les emplois. Il en faudra pour redonner confiance aux entrepreneurs, aux salariés, aux fonctionnaires, aux chercheurs. Il en faudra pour réduire les inégalités, répartir différemment les richesses. Il en faudra aussi pour réussir la transition énergétique. Il en faudra surtout pour maîtriser la finance.

La justice : la justice, c’est un impôt équitablement réparti selon les capacités de chacun. La justice, c’est une société qui ne tolère aucun privilège. La justice, c’est ne reconnaître que la seule valeur du mérite. La justice, c’est une école qui accorde la même attention à chaque enfant. La justice, ce sont des soins accessibles à tous. La justice, c’est de pouvoir vivre de son travail. La justice, c’est pouvoir profiter d’un vrai repos après des années de labeur. La justice, c’est vivre en paix et en sécurité partout. La justice, c’est une société qui fait sa place à sa jeunesse.

L’espérance : je veux retrouver le rêve français. Celui qui permet à la génération qui vient de mieux vivre que la nôtre. Celui qui transmet le flambeau du progrès à la jeunesse impatiente, celui qui donne à la Nation sa fierté d’avancer, de dépasser ses intérêts et ses catégories d’âge et de classes pour se donner un destin commun, qui nous élève et nous rassemble. Cette espérance n’est pas vaine. Elle est le fil qui renoue le récit républicain.

Je sais que beaucoup d’entre vous se demandent si notre pays a encore le choix de son destin ou s’il est condamné à appliquer un programme décidé ailleurs ou dicté par les marchés financiers. Beaucoup doutent de notre capacité collective à décider de notre avenir, et de notre liberté de nous mettre en mouvement selon nos valeurs et notre modèle social. Beaucoup s’interrogent sur la réalité de notre souveraineté. A tous ces Français, je veux dire : oui, nous pouvons, même dans une économie mondialisée, maîtriser notre destin. Nous le pouvons en comptant d’abord sur nos propres forces, et en agissant au niveau de l’Europe, à condition que celle-ci soit réorientée. Ce sera une des responsabilités principales du prochain chef de l’Etat. Nous sommes capables de nous dépasser chaque fois que nous nous mobilisons sur une cause qui nous rend fiers. La France est un grand peuple, capable du meilleur s’il retrouve la confiance en lui, la confiance en l’Etat et en celui qui l’incarne.

 

Je veux aussi combattre ce scepticisme qui mine la démocratie, lever ce doute qui ronge les esprits quant à notre capacité à vivre ensemble. Je veux rappeler que la gauche et la droite, ce n’est pas la même chose. Il peut y avoir des défis incontournables. Il n’y a jamais une seule politique possible pour les relever. Le prétendre est un leurre ; pire, un mensonge. L’élection présidentielle qui vient sera le moment de la confrontation démocratique, celles des idées, des projets, des visions de la France et de l’Europe, des femmes et des hommes aussi. Je n’ignore rien des tentations d’électeurs souvent issus des classes populaires pour l’extrême droite. Ma campagne sera aussi tournée vers eux. Je leur parlerai net. J’entends leur colère et leur désarroi. Et je leur démontrerai que l’extrémisme, outre qu’il n’apporterait aucune solution à leurs difficultés, n’est pas digne des valeurs de notre pays. Plus que l’irréalisme des positions économiques du Front national ou l’illusion d’un repli derrière des barrières devenues des barbelés, c’est la violence sociale et la vindicte ethniciste qui menaceraient la République. C’est un des enjeux de ce scrutin.

Enfin, je respecte profondément toutes les candidatures de la gauche comme celle des écologistes. Elles peuvent marquer des orientations, affirmer des exigences, ouvrir des alternatives, susciter des débats, mais ce n’est pas faire preuve d’une quelconque prétention hégémonique que de penser qu’il sera difficile pour l’une d’entre elles d’être présente au second tour. Dès lors, il me revient d’incarner l’alternance et de permettre le changement. Rien n’est acquis. Beaucoup va dépendre de la gauche, de son esprit de responsabilité, de son courage, de sa cohérence, de son audace. Mais aussi de la force de ma propre candidature. J’aurai à affronter la droite accrochée à son pouvoir et liée aux puissances de l’argent, je resterai proche de vous pour porter une grande ambition collective : celle de renouer avec l’esprit de justice et l’idée de progrès.

Comme il y a trente et un ans, avec François Mitterrand, si nous savons nous en montrer dignes c’est vers nous que les Français vont se tourner le printemps prochain. C’est vers moi qu’ils porteront leurs suffrages et leur confiance, c’est à moi qu’ils confieront la responsabilité de diriger le pays. J’y suis prêt.

 

François Hollande

 

27.12.2011

"le bilan de Nicolas Sarkozy: un million de demandeurs d'emploi supplémentaires en une mandature !"

En mai 2007, lors de l’élection de Nicolas Sarkozy à la Présidence de la République, 3 231 500 personnes étaient inscrites à Pôle emploi ; aujourd’hui, on en compte 4 244 800 (A,B,C). Derrière les effets de manche, derrière les coups politiques - personne n'est dupe des visées électoralistes du "sommet pour l'emploi" : il est temps de s'en préoccuper à 4 mois de l'élection présidentielle! - voilà le résultat de la politique de Nicolas Sarkozy: un million de demandeurs d’emploi supplémentaires en une mandature !

M. Sarkozy porte une responsabilité énorme dans cette dégradation continue, qui ne semble pas devoir s'arrêter selon les prévisions qui voient la France en récession dès la fin 2011. Cadeaux fiscaux, subventions aux heures supplémentaires, plans d'austérité, baisse du budget de l'emploi, compression du pouvoir d'achat des classes moyennes et populaires par la création de taxes et prélèvements nouveaux, refus de mettre en place un véritable plan de relance : le gouvernement mène une politique qui ne peut que conduire à la hausse du nombre de demandeurs d'emploi et à l'atonie de la croissance. La politique voulue par M Sarkozy est en échec, il est grand temps d’en changer.

Avec François Hollande, la France retrouvera le chemin de la croissance et de l'emploi. L'emploi sera la priorité, avec la mise en place d’une politique économique basée sur une industrie ambitieuse qui renouera avec l’innovation, basée également sur une meilleure protection de l'emploi des Français et en faisant de la jeunesse une grande ambition. Au niveau européen, il faut d’urgence autoriser la BCE à jouer son rôle de prêteur en dernier ressort pour mettre fin aux tensions sur les dettes, et mettre en place sans délai la taxe sur les transactions financière et un gouvernement économique pour remettre l’Europe sur le chemin de la croissance.

 

Alain Vidalies

22.12.2011

Les collectivités territoriales à nouveau dans le viseur de l'UMP

Le projet de l'UMP propose trente milliards d'euros de dépenses nouvelles sur cinq ans, en présentant un projet «à coût zéro». Comment ? En optant pour une solution que l'UMP a déjà maintes fois utilisée : faire régler le chèque par les collectivités territoriales. Lesquelles, pour mémoire, cet automne déjà, ont été « mises à contribution » par le gouvernement, pour la réduction de la dette publique.

Cette fois, en cas de victoire de Nicolas SARKOZY en 2012, la facture serait beaucoup plus salée pour des collectivités territoriales que la droite, décidément, s’échine à étouffer. Ainsi peut-on lire dans le projet de l’UMP que les dotations annuelles aux collectivités baisseraient de 2 Milliards en 2013, 4 Mds en 2014, 6 Mds en 2015, 8 Mds en 2016 et 10 Mds en 2017, soit, au total, 30 Milliards sur 5 ans.

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24.10.2011

Discours de François Hollande Samedi 22 octobre 2011

Je viens vous parler de la France, de ce qu'elle subit, de ce qu'elle attend, de ce qu'elle espère. Je viens vous parler de la France durement touchée par une crise provoquée par l'irresponsabilité de la France aggravée par la faiblesse de nos gouvernants. Mais je viens vous parler de la France qui a tant de force en elle-même, tant d'atouts disponibles qu'elle sait mériter un autre destin si nous lui proposons un autre chemin.

Je veux d'abord vous saluer, vous les militants, vous les élus, vous les dirigeants de cette grande formation qu'est le Parti socialiste. Mon parti. Un parti qui a une grande histoire. Plus d'un siècle. Un parti qui a contribué à l'affirmation de la République, qui a fait avancer le progrès social, pris des décisions courageuses pour les libertés, qui a servi la France et construit l'Europe.

Un parti qui a toujours su se dépasser, se changer pour être davantage lui-même. Un parti capable d'inventer, d'innover, d'imaginer la démocratie de demain.

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16.10.2011

Résultats second tour

Bureau de vote de Magny-les-Hameaux Participation Inscrits: 6446 Votants: 580 Blancs: 0 Nuls: 2 Exprimés: 578 Martine Aubry:294 soit 50,9% Francois Hollande: 284 soit 49,1%

09.10.2011

Résultats 1er tour de la primaire citoyenne au bureau de vote unique de Magny-les-Hameaux

Bureau de vote de Magny-les-Hameaux Participation Inscrits: 6446 Votants: 556 Blancs: 0 Nuls: 1 Exprimés: 555 Arnaud Montebourg: 86 soit 15,5% Martine Aubry: 202 soit 36,4% Jean-Michel Baylet: 2 soit 0,4% Manuel Valls: 45 soit 8,1% Francois Hollande: 186 soit 33,5% Ségolène Royal: 34 soit 6,1%

25.09.2011

Sénat : le message d’une élection

La gauche a gagné hier le Sénat, première fois dans la Vé république. Cela devrait tempérer quelque peu les nouvelles embardées à droite du gouvernement d’ici l’élection présidentielle de mai 2012. Mais il y a mieux.

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Les primaires citoyennes : Une révolution démocratique

Les 09 et 16 octobre des millions de français seront appelés, pour la première fois en France, à voter pour élire leur candidat socialiste à l’élection présidentielle.

À Magny-les-Hameaux, comme partout en France, un bureau de vote vous permettra de choisir, parmi les 6 candidats aux primaires citoyennes  de la Gauche, celui ou celle qui se présentera à l’élection présidentielle de 2012.

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Résultats des élections sénatoriales dans les Yvelines

Dans le département des Yvelines, la gauche gagne un siège supplémentaire.

La liste conduite par Catherine Tasca a remporté 26,16% des suffrages exprimés (53,
66% pour l'UMP) soit deux sièges sur six.

Sont donc élu pour le parti socialiste :

 Catherine Tasca, sénatrice sortante et 1ere vice-présidente depuis 2006

 Philippe ESNOL, maire de Conflans-Sainte-Honorine

Pour plus de details: cliquez ici

01.09.2011

Les Primaires Citoyennes, une élection transparente et démocratique.


Une élection transparente et démocratique par PartiSocialiste

29.08.2011

Troisième mois de hausse du chômage: l’échec total de la politique de Nicolas Sarkozy

Les faits apportent une nouvelle fois la preuve de l’échec total de la politique économique du président sortant. Si la droite a laissé filer les déficits, ces derniers n’auront même pas contribués à relancer la croissance et l’emploi. Pour le mois de juillet, le nombre de demandeurs d’emploi augmente de + 36.100 pour la catégorie A (+ 76200 sur un an) et de + 24.300 pour la catégorie A,B,C (+ 170.100 sur un an). C’est le troisième mois consécutif de hausse, alors que M. Sarkozy avait annoncé aux Français une amélioration de l’emploi. En fait, depuis que M. Sarkozy est au pouvoir, le nombre de Français inscrits au Pôle emploi a augmenté de + 896.500 ! Au delà de l’échec, ces chiffres soulignent la gravité des fautes économiques et politiques commises ces dernières années.  

Absence de véritable plan de relance, suppression de 100.000 postes de fonctionnaires, multiplication des heures supplémentaires qui ont agi comme une machine infernale à détruire de l’emploi sur fonds public ou encore austérité salariale : l’emploi n’a jamais été une priorité pour ce gouvernement. Tout juste élu, sa priorité aura été de mettre en place le paquet fiscal, multipliant de coûteux cadeaux aux plus riches, au lieu de mettre en place un véritable paquet pour l’emploi, en améliorant les salaires, la consommation et le soutien aux PME.

Aujourd’hui, en enchainant les plans d’austérité et en menant la politique demandée par les agences de notations, le gouvernement continue d’agir contre la croissance et contre l’emploi. Une politique, en somme, contre les Français.

Les socialistes proposent la mise en place d’une politique économique créatrice d’emploi, basée sur l’investissement et la consommation, sur l’amélioration des salaires, sur un partage plus juste et plus efficace des revenus et sur la création d’emplois nouveaux pour la jeunesse. Notre règle d’or sera d’agir pour l’emploi matin, midi et soir !

 

24.08.2011

Crise : le PS demande un changement profond de politique budgétaire et fiscale

En cette rentrée marquée par de grandes inquiétudes pour l’économie française et européenne, et particulièrement difficile pour l’emploi et le pouvoir d’achat des Français, le Parti socialiste demande au Gouvernement un changement profond de politique budgétaire et fiscale. Ce changement doit intervenir sans attendre, dès la session extraordinaire qui débutera au Parlement le 6 septembre.

Le Parti socialiste dénonce la politique fiscale irresponsable menée par Nicolas Sarkozy et l’UMP, qui, plus encore que  les conséquences de la crise financière internationale a profondément creusé les déficits publics. En dix ans de majorité de droite, la dette a doublé et les déficits n’ont cessé de croître, principalement en raison de la multiplication des cadeaux fiscaux et des niches fiscales, du bouclier et du paquet fiscal décidés par Nicolas Sarkozy. Et le Premier Ministre aura du mal à faire croire aux Français que les socialistes seraient responsables des déficits, alors qu’il vient de faire voter, il y quelques semaines, un allégement de l’ISF qui va coûter 1,8 milliard de plus aux finances publiques. Cette politique est un échec complet puisque, dans le même temps, le chômage s’est accru, notre compétitivité s’est dégradée, notre industrie a reculé et le déficit de notre commerce extérieur s’est creusé de façon abyssale.

M. Sarkozy privilégie la communication plutôt que l’action en faveur des Français. Les réunions se sont succédé au cours de l’été sans résultat, aggravant l’inquiétude sur la situation économique en France et en Europe, sans ouvrir de perspectives de sortie de crise. Plutôt que de prendre des décisions immédiates, le Président de la République persiste dans la manœuvre. Le Parti socialiste ne donnera pas quitus à M. Sarkozy de sa politique de creusement des déficits et d’endettement à travers une révision constitutionnelle sans effet sur la situation réelle de nos finances publiques. Nous n’acceptons pas une prétendue « règle d’or » qui ne règle rien pour réduire aujourd’hui les déficits puisqu’elle ne s’applique pas au Gouvernement actuel, et qui ne porte aucune solution pour l’avenir tant elle est facile à contourner. Cette règle inefficace a pour seul objectif de faire oublier les responsabilités du Président de la République et de justifier de nouvelles remises en cause des protections sociales et des services publics. On ne règle pas des problèmes massifs de déficit avec des textes mais avec des politiques.

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13.08.2011

L’économie française en pleine rechute : une rentrée difficile pour les Français

L’autosatisfaction du gouvernement et du Président de la République n’aura pas résisté longtemps à la réalité de la situation économique : la France n’est pas sortit de la crise et la croissance a été nulle au deuxième trimestre (+0,0%).

L’investissement des entreprises a fortement ralentit (de +1,9% au premier trimestre à +0,7% au deuxième), la consommation des ménages subit le coup de l’aggravation du chômage et de la politique d’austérité sans précédent menée par le gouvernement et recule fortement (-0,7%). Les exportations stagnent (+0,0%). Seul le repli des importations (-0,9%) évite le retour à une croissance négative.

Ces résultats du deuxième trimestre ainsi que les estimations de la Banque de France pour les trimestres à venir rendent évident que la prévision de croissance de 2% pour 2011 ne sera pas atteinte. Celle pour 2012 devient encore plus irréaliste.

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12.08.2011

Temps gris

Triste mois d’août ! Si le mauvais temps ne nous venait que des nuages, la chose serait douce. Malheureusement, les vents sombres produits par nous-mêmes, petits humains incohérents, sont bien plus gênants.

Que nous allons vivre encore des répliques de la crise qui nous enveloppe de ses bras pas doux depuis 2007 ne fait pas l’ombre d’un doute. Le doute porte seulement -seulement !- sur la durée et l’ampleur que prendra ce coup de Trafalgar ; de quel prix allons-nous payer tant de folies et d’incohérences économiques et politiques.

Le plus préoccupant dans notre petit Hexagone et de constater le déni de réalité et l’incapacité de nos dirigeants à faire autre chose que nous raconter des sornettes en espérant que quelqu’un d’autre qu’eux portera le chapeau le moment venu. Heure après heure, le souci électoraliste prend systématiquement le pas sur la responsabilité face à une situation dont la dangerosité s’aggrave chaque jour.

La dernière marotte est cette fameuse « règle d’or » que l’on prétend découvrir comme le talisman qui peut nous sauver. Voilà des équipes au pouvoir depuis 4 ans, face à une crise de grande ampleur, essayant de nous faire croire qu’une décision dont les effets ne seraient sensibles qu’à partir de 2013 pourrait nous mettre à l’abri du tsunami économique qui gronde à nos portes ! Si l’équilibre budgétaire, aussi souhaitable qu’il puisse être est LE truc, que ne l’ont-ils pas appliqué depuis qu’ils sont au pouvoir ? Que ne l’appliquent-ils pas maintenant, tout de suite ?

Jacques Attali (L’Express, 10 août) remarque : « Seulement, les dirigeants européens, sous l’influence de groupes de pression à courte vue et incapables de penser la politique hors des exigences de la finance, n’ont pas cru à la gravité de la dynamique en marche depuis la fin de 2007 » et il poursuit : « Ils se sont contentés de naviguer au plus près, d’illusoires sommets européens en G 20 de pacotille, repoussant les échéances par des mesures minuscules et des déclarations contradictoires »

De son côté, le président de la Fédération allemande des banques privées (Le Monde.fr du 10 août) est tout aussi clair : "… le problème, c'est l'absence de direction en Europe (...) Les gouvernements à Berlin, à Paris et ailleurs ne se montrent pas courageux pour prendre des décisions". "Ils laissent aller les choses et se laissent mener par la crise"

Mais on occupera l’espace médiatique en parlant du « record » d’expulsions de sans-papiers envisagé (M.Guéant ), du « fichier » des abus aux prestations sociales (M. Mariani), du rôle des « citoyens vigilants » (M. Ciotti) dont le concept et les possibles dérives devraient faire peur, au vu de l’histoire récente de ce pays, même au plus imprudent des hommes politiques.

Hors de la rue, le premier moment « disponible » pour commencer à remettre les choses en ordre est, en septembre, celui des élections sénatoriales. Nos « grands électeurs » peuvent créer une première condition favorable en donnant la majorité à la gauche et mettant enfin en place des moyens d’une opposition efficace aux dérives actuelles. Lourde responsabilité entre leurs mains. Sauront-ils s’en saisir ?

J.Castro

 

14.06.2011

Changeons l'Europe!

Délégation Socialiste Française Au Parlement

Chers camarades, L’Union européenne s’apprête à prendre des décisions qui seront lourdes de conséquences pour l’avenir de ses citoyens. Elles concernent la réforme de la zone euro. Les propositions sur la table des gouvernements de l’UE et du Parlement européen vont imposer une cure d’austérité sans précédent dans toute l’Europe entraînant de nouvelles pertes d’emplois, plus d’exclusion et de pauvreté en Europe.

Aujourd’hui, des élus européens progressistes dont le chef de file du groupe des socialistes et démocrates au Parlement européen, Martin Schulz, d’anciens premiers ministres, des syndicalistes, universitaires et des représentants de la société civile tirent la sonnette d’alarme. Dans un appel mis en ligne à www.changeforeurope.eu/fr , ils invitent tous les citoyens à les rejoindre pour changer l’Europe. Cet appel dénonce les politiques d’austérité menées partout en Europe, qui menacent la croissance, l’emploi et l’investissement. « Au nom de la nécessaire responsabilité budgétaire face à la crise, ces choix idéologiques mettent en péril la cohésion sociale entre Européens et notre capacité commune à assurer la transition écologique de nos économies. En particulier, ces choix risquent de sacrifier toute une génération de jeunes à travers bon nombre d’Etats membres, touchés très durement par le chômage et se sentant de plus en plus exclus et rejetés au lieu de pouvoir participer pleinement à la construction de leur avenir », écrivent les signataires. Pour les auteurs de l’appel, il existe une voie alternative à l’austérité prônée par la droite en Europe. Ils proposent notamment de rassembler sous forme d’euro-obligations une partie de la dette des Etats membres, de créer les bases d’une politique fiscale commune, et d’instaurer une taxe sur les transactions financières. Ils appellent tous ceux qui croient en une sortie de crise plus juste – qui renforce l’Europe au lieu de l’affaiblir – à les rejoindre.

Lien pour signer l'appel: http://www.changeforeurope.eu/fr

 

 

11.06.2011

La réforme de l’ISF : un nouveau cadeau fiscal aux plus aisés

Le quinquennat de Nicolas Sarkozy se termine comme il a commencé : avec des cadeaux fiscaux pour les plus fortunés, alors que la France traverse une crise économique et sociale sans précédent et que le pouvoir d’achat des Français régresse.

1. La réforme de l’ISF n’est qu’un nouvel avantage fiscal pour les plus riches

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30.05.2011

Tests de résistance des centrales nucléaires européennes : la sécurité au rabais

C’est un accord au rabais qui vient d’être conclu au sein de l’Union Européenne sur les tests de résistance des centrales nucléaires. L’Europe se satisfait d’une revue de sûreté tronquée, malgré le message fort sur les risques encourus par les pays nucléarisés envoyé par le Secrétaire général des Nations Unies.

Les pays qui refusaient une surveillance européenne de la sûreté des centrales, dont la France, ont eu gain de cause. L’échec des pays nucléarisés à s’entendre et à garantir des critères exigeants et exhaustifs est consternant. Les tests de résistance intégreront certes les risques naturels (inondations, séismes, tempêtes etc.) et certains risques accidentels (crash d’avion, explosion à proximité d’une centrale) mais sans évaluation des plans d’urgence prévus en cas de crise – qui n’existent même pas dans de nombreux cas !

La question des mesures préventives des risques terroristes – cyberattaque, attentat - a été renvoyée à de futurs groupes de travail mixtes entre experts nationaux et représentants de la Commission, sans calendrier ni modalités précises, alors que l’occasion était donnée d’aborder la question dès maintenant.

Et que dire de la légitimité des audits menés au niveau national, réalisés sur une base « volontaire », qui laissent les exploitants s’évaluer à l’aune de leurs propres critères et qui bien naturellement ne se déjugeront pas ? En cas de défaillance, l’absence de conséquence annoncée et harmonisée au niveau européen – les décisions étant laissées aux Etats -, rend ces audits factices.

Le Parti socialiste appelle le Président de la République, qui préside le G8 à Deauville, à prendre ses responsabilités. Les discussions sur la sûreté doivent inclure les questions de sécurité sans repousser sans fin les décisions. Ce G8 doit également être l’occasion de discuter d’un organe international de régulation et de contrôle qui soit indépendant, afin d’assurer la transparence que chaque citoyen est en droit d’exiger.

 

18.05.2011

Déclaration de Martine Aubry

Comme vous le savez j’ai souhaité réunir l’ensemble des responsables socialistes ce midi. Il le fallait, pour deux raisons, pour nous retrouver dans ce moment douloureux, pour l'un d'entre nous et pour nous tous et aussi parce que nous savons ce qu'attendent les Français, il fallait rappeler le cap. Le faire tous ensemble et c’est vraiment cet état d’esprit qui était celui du bureau national à l’instant même.

Après la stupéfaction et la sidération et je crois qu’on peut dire, pour rencontrer beaucoup de Français, que le choc est partagé, bien au delà des socialistes et de la gauche. On a l’impression que beaucoup de gens ne veulent pas croire, attendent et sont dans un espèce de choc.

Depuis hier, nous sommes tous bouleversés par les images et aussi par les charges qui sont portées contre Dominique Strauss-Kahn.

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16.05.2011

Il n'existe pas différentes catégories de Français

Le Parti socialiste exprime sa plus vive indignation à la suite des propos du député UMP Claude Goasguen ce matin en faveur d’une limitation de la binationalité et des droits politiques des binationaux. Il promeut l'instauration d'un fichier des binationaux. Au mépris des principes républicains les plus élémentaires, l’UMP continue ainsi à investir les terres du Front national, prenant le risque de les nourrir.

Le Parti socialiste réaffirme qu'il n’existe pas différentes catégories de Français, mono-nationaux d’un côté et binationaux de l’autre. Les Français sont égaux en droits et en devoirs, et le principe républicain d’égalité ne s’accommode d’aucune discrimination. La binationalité est une réalité, une richesse culturelle et une ouverture au monde.

Notre pays compte des millions de binationaux, qui doivent être écoutés, représentés et défendus au lieu d’être pointés du doigt, jetés à la vindicte populiste et discriminés. Plusieurs centaines de milliers d'entre eux travaillent à l’étranger et contribuent au rayonnement de la France dans le monde. L’avenir de la France n’est pas au nationalisme identitaire véhiculé par les mouvements d’extrême-droite.

 

09.05.2011

Déclaration de Laurent Wauquiez : les bénéficiaires du RSA ne sont pas des fainéants mais bien les victimes de sa politique

 
Laurent Wauquiez, a proposé dimanche 8 mai que les bénéficiaires de minima sociaux soient astreints à des heures hebdomadaires de service social et que leurs aides soient plafonnées, pour marquer l'écart avec « celui qui travaille ».

Encore une fois, les bénéficiaires du RSA, victimes de l’incapacité du gouvernement à agir en faveur de l’emploi, sont montrés du doigt et accusés d’être dans une situation de désespérance sociale.

Que Monsieur Wauquiez aille expliquer qu’ils sont des fainéants aux agriculteurs qui s’éreintent toute l’année à la tâche mais qui, pour affronter la baisse des revenus agricoles, sont 40 000 à avoir déposé une demande de RSA depuis juin 2009. Qu’il aille faire le tour des bassins d’emploi et qu’il ose dire aux milliers d’ouvriers frappés par les délocalisations, qui se sont battus pour garder leurs emplois, qu’ils sont des assistés. Qu’il regarde en face les jeunes de plus de 25 ans qui n’arrivent pas à entrer sur un marché du travail bouché et leur explique en quoi ils sont responsables de cette « société française qui tourne à l'envers ».

C’est avant tout la politique du gouvernement qui tourne à l’envers. Une politique totalement déconnectée de la réalité. C’est parce que ce gouvernement n’a eu aucune politique en faveur de l’emploi que tant de travailleurs sont aujourd’hui au chômage. A un an de l’élection présidentielle, il faut regarder en face ce bilan catastrophique au lieu de stigmatiser ceux qui souffrent de ses échecs. Plutôt que de ressortir de vieilles lunes idéologiques, le gouvernement ferait mieux d’agir.