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05.03.2009

Journée international de la femme : le 8 mars

FAFIN2.jpgComme chaque année, les femmes ont droit à une journée dite de fête. Oublions le mot fête, utilisons le mot bilan. Faire le point, une fois par an, c'est remettre les mêmes sujets sur le devant de la scène.

Les femmes doivent se battre au quotidien, rien n'est acquis sans lutte.

Ainsi plusieurs domaines font apparaître des carences:


-La disparité de salaires et de niveaux dans les entreprises:

Tant d'efforts sont encore nécessaires à effectuer afin d'obtenir,par exemple, à valeur égale, le même traitement dans les entreprises, que ce soit au niveau des salaires ou de l'évolution au sein de l'entreprise. Ces demandes de base sont loin d'être acquises, les disparités perdurent malgré les lois et la mise à l'index de ces différents constats. Aucun argument objectif ne peut justifier cette carence, et pourtant...

 

-La parité:

Il a fallu légiférer pour obliger les hommes politiques à laisser un peu de place aux femmes. Lionel Jospin a imposé un pourcentage égal dans les listes et autres postes d'élus,cela ne se fait pas sans grincement de dents. Il faut préciser que les femmes représentent 51% des électeurs.

Le sénat est quasiment masculin, l'assemblée se féminise doucement, avec 106 femmes sur 575 représentants de la nation.

En politique Les femmes sont malmenées, il suffit d'observer le gouvernement actuel pour constater que les femmes ministres sont «lâchées » en cas de difficultés, au contraire des ministres hommes qui se retrouvent soutenus voire protégés, jamais écartés en cas de tension.

 

Les femmes, dans ce milieu, sont souvent taxées, de façon sournoise, d'incompétentes, de caractérielles et autres qualités et se retrouvent très vite caricaturées.

 

-La crise économique:

Les femmes sont massivement touchées par la crise: les temps partiels subis, les petits salaires, le prix des denrées alimentaires en augmentation, le chômage, les mères seules, les problèmes de logement malmènent durement celles qui se battent au quotidien pour faire face à toutes ces difficultés.

Des mères seules n'arrivent plus à vivre de leur salaire, certaines sont obligées de s'adresser aux associations caritatives afin d'assurer le quotidien. Cette lutte âpre demande beaucoup de courage et d'énergie.

 

-La violence conjugale:

En France, une femme par jour meurt des suites de violences conjugales, que dire des victimes silencieuses qui subissent dans l'anonymat cette insupportable détresse sans oser se plaindre.

Il y a là un chantier à toujours travailler, ne tolérons pas l'intolérable .

Aidons celles qui souffrent: en les écoutant, en leur redonnant confiance en elle-même et dignité, accompagnons leurs difficultés, dénonçons leurs bourreaux . Beaucoup reste à faire, il ne faut pas baisser les bras.

 

-La publicité:

Où lorsque la femme est un objet qui fait vendre, la femme est une image, belle toujours. Aucune pub ne représente une femme en train de réfléchir, au mieux elle a une tête, car celles qui présentent des sous-vêtements sont souvent étêtées! La mention: « sois belle et tais-toi » est toujours d'actualité...

 

-Les femmes dans le monde:

Elles payent un lourd tribu à leur féminité, combien de nos sœurs sont opprimées, privées de liberté, brimées, rabaissées, souvent au nom de la religion.

Ainsi par exemple, en Afghanistan, les intégristes tentent de supprimer l'accès à la scolarité pour les petites filles, car c'est la seule voie vers l'émancipation.

Actuellement en Iran,en fin d'études, le taux des étudiantes est supérieur au taux des étudiants, ce qui participe à la prise de responsabilités par des femmes dans plusieurs domaines, le début de la solution commencerait ici...

Ce facteur déterminant pourrait aider ce pays à sortir de l'ornière intégriste.

 

-La place de la femme dans la société:

Le quotidien d'une femme, mère de famille, travaillant est souvent harassant, qu'importe l'origine, la femme essaie toujours de tout concilier, ce qui laisse peu de temps pour soi-même.

La femme doit être une bonne mère, une bonne épouse, s'investir dans son travail et rentrer le soir de bonne humeur et en pleine forme. Cette image d'Épinal continue d'être véhiculée, y compris dans les journaux féminins...Or c'est loin d'être le cas pour une très grande majorité...

 

Il ressort de ces constats que les femmes doivent continuer à se battre afin de réduire toutes ces inégalités.

Le parti socialiste, depuis longtemps, œuvre dans cette direction.

Notre volonté politique est de donner à la femme la place essentielle qui lui revient, le premier critère est l'éducation, Ségolène Royal l'a martelé durant sa campagne: « de l'éducation, encore de l'éducation »

L'autonomie ne peut s'acquérir que par le choix de sa vie, de sa profession.

 

Les aides à la reprise du travail après une maternité: pour cela des solutions de garde doivent être proposées en nombre suffisant, y compris et surtout pour les petits salaires.

L'accès à la formation: permettre aux femmes d'accéder à des métiers d'un meilleur niveau, induisant une meilleure rémunération.

 

Et enfin et toujours le droit de disposer de soi-même, les socialistes ne décolèrent pas devant le projet très discrètement préparé de réduire les budgets des plannings familiaux. Cette entité est indispensable, l'objectif d'aider les femmes dans la maîtrise de leur corps ne peut se discuter.

Il est hors de question de retourner en arrière, ce que souhaiteraient certains élus de droite. La bonne morale n'est pas très loin, ces gens nous trouveront « vent debout » pour leurs faire face .

 

Les femmes ont un rôle de raison, de rassemblement, elles humanisent la société.

Solidarité et autonomie sont les valeurs que le parti socialiste prône pour cette grande partie de l'humanité et les femmes et les hommes socialistes sont de tous ces combats.

 

Véronique Fafin

veronique.fafin@magnyleshameaux-socialiste.eu

3e adjointe déléguée au social, à la petite enfance, aux seniors et au logement.

 

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