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05.06.2009
Finalement, dimanche, on fait quoi ?
Déjà aujourd’hui, 60% à 70% du cadre juridique dans lequel nous vivons est le résultat des lois, décrets et directives européennes. Et ceux qui les font ne sont pas des ovnis arrivés de nulle part, mais les élus que nous choisissons et les commissaires que les pays membres proposent à la Commission.
Or, si le Parlement Européen n’a pas encore le pouvoir de « proposer » un Président de la Commission, il le désigne parmi ceux qui lui sont présentés. En d’autres termes, il ne peut pas avoir un Président de la Commission sans l’aval du Parlement.
De même, le parlement peut « récuser » un commissaire (M Barroso, au début de son mandat actuel, a déjà dû changer un commissaire dont le Parlement ne voulait pas). Comme précédemment, il n’est pas possible de constituer un collège de commissaires qui ne reçoive pas l’agrément, un par un, du Parlement Européen.
Voilà ce que l’on a à faire dimanche : Désigner par notre vote ceux à qui on confie la tâche essentielle d’agréer les femmes et les hommes qui vont piloter l’Europe pendant la prochaine législature.
Que faut-il pour que cette possibilité se réalise ?
Le parlement européen fonctionne « à la proportionnelle ». Pour qu’il soit efficace, il est impératif de désigner sans ambigüité une majorité forte qui, premier groupe politique du Parlement, puisse réunir autour d’elle les groupes minoritaires dont les orientations sont proches.
Seul le Parti Socialiste Européen (PSE) déjà deuxième groupe du parlement, a une chance réelle de conquérir la première place détenue actuellement par la droite (PPE) et devenir ainsi le pivot d’une réorientation de l’Union Européenne qui soit plus sociale, plus juste, plus protectrice, plus forte économiquement et politiquement.
La droite, elle l’a largement démontré, se contente d’une addition de Nations avec un minimum de coordination, et surtout sans volonté sociale profonde. C’est pourquoi elle a toujours bloqué, par exemple, la possibilité d’une directive sur les services publics qui permette de mettre ceux-ci à l’abri de la concurrence sans état d’âme.
La dispersion des voix est un danger majeur pour la gauche. Plus que jamais, le vote pour les listes socialistes, est seul à même d’aider, dès le 7 juin, à la constitution d’un groupe de gauche majoritaire au Parlement Européen.
Dimanche 7 juin, le seul vote utile à gauche est le vote socialiste
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