Le Parti socialiste français s’associe totalement à l’appel lancé à l’initiative du Parti socialiste européen au sein du « Forum progressiste mondial » (Global progressive forum). Dans ce cadre, les socialistes et les progressistes européens ont élaboré une plateforme commune de propositions et lancé une campagne de mobilisation pour « réguler la finance globale maintenant » (http://europeansforfinancialreform.org/fr/home).
Cinq priorités ont été avancées qui constituent une feuille de route pour une nouvelle régulation des marchés financiers : 1) imposer un contrôle démocratique sur les marchés financiers (et notamment les rémunérations) ; 2) exiger la transparence et la responsabilité comme pierres angulaires du système financier ; 3) développer une finance durable pour des emplois durables ; 4) préserver les finances publiques notamment en abolissant les paradis fiscaux ; 5) mettre fin à la spéculation avec une taxe sur les transactions financières.
Le Parti socialiste français s’inscrit dans cette initiative et propose des mesures fortes de régulation qu’il demande à la France et aux Européens de défendre à Pittsburgh : la mise en œuvre d’une régulation sur les mouvements de capitaux et la taxation des transactions financières internationales (type Tobin) pour refaire passer l’économie réelle avant la finance ; la réglementation plus stricte de la titrisation en obligeant les banques à conserver une part importante du risque lié aux prêts ; la participation de l’Etat au conseil d’administration des banques ; le renforcement de la réglementation à l’égard des fonds spéculatifs, des fonds d’investissement, des fonds souverains et des agences de notation ; la séparation des activités de dépôts et d’investissement et la transparence des produits financiers ; le renforcement du rôle du FMI, la présence de l’OIT (Organisation Internationale du Travail) au G20, ainsi que la participation de l’Afrique à ces réunions.
Le Parti socialiste demande à la France de défendre également des mesures qui mettront réellement fin aux paradis fiscaux, à la fraude et à l’évasion fiscale, à l’évasion réglementaire et au blanchiment d’argent. Il faut interdire aux banques et aux établissements financiers de travailler avec les paradis fiscaux. Des décisions doivent être rapidement prises au niveau européen, en recourant si certains bloquent au mécanisme des coopérations renforcées.
Enfin, le Parti socialiste demande l’encadrement des hautes rémunérations et souhaite que la France montre l’exemple en légiférant en la matière. À cet effet, les députés socialistes déposeront une proposition de loi, débattue le 15 octobre à l’Assemblée nationale. Elle prévoira notamment la limitation drastique des bonus, qui ne devront en aucun cas dépasser le montant du salaire fixe. Les parachutes dorés seront interdits, les stock-options réservées aux entreprises naissantes et les écarts de rémunération plafonnés dans les entreprises.



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