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28.10.2009

Chiffres du chômage : le gouvernement doit agir et cesser de nier la gravité de la crise sociale

Le nombre de demandeurs d’emploi continue d’augmenter en septembre : +44.900 pour les catégories A, B et C, qui incluent les personnes exerçant une activité très réduite. Ce chiffre est en forte augmentation par rapport aux mois précédents : +32.200 en août, +33.300 en juillet, +9.200 en juin.

Contrairement aux discours lénifiants du gouvernement, la crise sociale est violente et la situation continue de se détériorer. Le gouvernement doit cesser de nier cette réalité et prendre les décisions d’urgence qui font aujourd’hui défaut.

Face à cette urgence sociale, le Parti socialiste demande de prendre des mesures fortes pour aider les chômeurs et défendre l’emploi : de prolonger de 6 mois la durée d’indemnisation sur la base de 80% du salaire ; d’étendre les contrats de transition professionnelle à l’ensemble des bassins d’emploi et de porter la durée d’indemnisation à deux ans ; d’augmenter le coût des licenciements pour les entreprises qui versent des dividendes ou rachètent leurs propres actions et d’instaurer une procédure de mise sous tutelle de l’entreprise par le tribunal de grande instance sur saisine des salariés en amont des licenciements.

Au-delà de l’action d’urgence pour l’emploi, il est aussi nécessaire de doter la France d’un vrai plan de relance économique, financé par la suppression des cadeaux fiscaux consentis par la droite aux plus riches. Il est urgent d’aider les entreprises, et d’abord les PME, qui souffrent aujourd’hui d’un effondrement de leurs commandes.

Le Parti socialiste demande également que le service public de l’emploi ait les moyens d’assurer ses missions. En pleine crise économique et sociale, ces moyens sont aujourd’hui en baisse, ce qui place les salariés de Pôle emploi dans l’impossibilité de remplir correctement leur mission. Le projet de loi de finances pour 2010 poursuit ce démantèlement. Le budget de la mission « travail et emploi » diminue de 6% par rapport à 2009. Face à cette situation, le Parti socialiste demande au gouvernement, alors que le projet de loi de finances est en discussion à l’assemblée, d’augmenter les moyens du service public de l’emploi pour assurer un accompagnement efficace des demandeurs d’emploi.

Communiqué d’Alain Vidalies,
Secrétaire national au travail et à l’emploi

21.10.2009

Le Parti Socialiste dénonce le renvoi forcé de 3 Afghans


Le Parti Socialiste exprime son indignation après le renvoi forcé dans leur pays de trois afghans, en catimini cette nuit, par un vol groupé avec le Royaume-Uni.

Ce fait sans précédent est inacceptable. D’abord parce qu’il bafoue la Convention de Genève de 1951, ensuite parce qu’il ne tient aucun compte des avis du Haut Commissariat aux Réfugiés de l’ONU et de la Cour Européenne des Droits de l’Homme qui ont demandé à la France de renoncer à ces vols. Enfin et surtout parce que la France, en guerre en Afghanistan, ne peut ignorer les dangers de mort auxquels elle expose ces personnes.

Le droit d’asile, le statut de réfugié, la protection subsidiaire, n’ont désormais plus aucun sens ni réalité pour Eric Besson.

Le Parti Socialiste condamne la désinvolture du Ministre et s’associe aux milliers de citoyens et aux dizaines d’associations qui se mobilisent contre ces retours.

Il exige le respect des engagements internationaux de la France, aujourd’hui bafoués par le Ministre de l’Immigration et demande le respect absolu du droit d’asile.

Communiqué de
Sandrine MAZETIER, Secrétaire Nationale à l’Immigration
Pouria AMIRSHAHI, Secrétaire National aux Droits de l’Homme

20.10.2009

Charter pour l’Afghanistan : le Parti Socialiste dénonce les mensonges d’Eric Besson


Un nouveau projet de charter franco-britannique d’exilés afghans vers l’Afghanistan semble se confirmer pour ce soir. Un premier projet d’expulsion prévu le 6 octobre avait pu être évité grâce à une forte mobilisation.

Eric Besson persiste donc dans ses mensonges. Il a prétendu que les expulsions n’auraient lieu que lorsque les conditions de sécurité des personnes « renvoyées » seraient assurées. Mais, la situation actuelle en Afghanistan n’a pas changé et rend le retour forcé des personnes venues chercher refuge en Europe toujours totalement inacceptable.

Quelles garanties Eric Besson peut-il donner aujourd’hui sur la sécurité des personnes renvoyées dans un pays en guerre ? Quelles possibilités d’aide à la réinstallation peuvent être mises en place dans un pays en guerre ?

En procédant à des expulsions collectives vers un pays en guerre, le Ministre sait parfaitement que les conditions qu’il avait posées ne sont pas respectées et que la sécurité des exilés ne peut être assurée en Afghanistan. Il bafoue les principes élémentaires du droit d’asile.

Le Parti Socialiste dénonce les mensonges d’Eric Besson et demande l’abandon de ces charters pour l’Afghanistan.

Communiqué de Sandrine MAZETIER,
Secrétaire Nationale à l’Immigration

Une mise en cause des médias inacceptable


En menant une violente charge contre les médias, Frédéric LEFEBVRE traduit la fébrilité d’un hyper-président qui, deux ans et demi après son élection, est rattrapé par ses promesses non tenues et l’échec de sa politique tout particulièrement dans le domaine économique et social.

Habitué des amalgames, le porte parole de l’UMP essaie de nous vendre une théorie du complot visant à « détruire » Nicolas SARKOZY à laquelle personne ne peut croire. Ce qui gêne fondamentalement Monsieur Lefebvre, c’est qu’il existe en France des médias indépendants qui font vivre le pluralisme de l’information. Or, visiblement pour lui, une bonne presse c’est une presse docile à l’égard du pouvoir exécutif.

Force est de constater que depuis l’élection de Nicolas SARKOZY, il existe dans notre pays une entreprise délibérée venant du plus haut sommet de l’Etat pour effacer tous les contre-pouvoirs. Doit-on ainsi rappeler que les présidents de France Télévisions et de Radio France sont aujourd’hui directement nommés par le président de la République? Doit-on aussi rappeler les liens troubles qu’il entretient, via les commandes de l’Etat, avec les grands groupes industriels et financiers qui contrôlent nombre de médias dans notre pays?

En fait, l’hyper-président hyper-communiquant voit aujourd’hui sa communication lui échapper. Et si, tout simplement, après tant d’abus dont Monsieur Lefebvre a été l’un des principaux auteurs, l’heure de vérité avait sonné ?

Communiqué de Patrick BLOCHE,
Secrétaire national chargé des médias

16.10.2009

Dépassements d’honoraires : le dérapage incontrôlé


L’assurance maladie semble s’engager dans la création d’un secteur dit « optionnel». Contrairement aux déclarations du gouvernement, cette mesure ne permettra pas de lutter contre les dépassements d’honoraires.

Au contraire, elle risque de conduire à la généralisation et à une banalisation des dépassements. Concrètement, des médecins qui pratiquaient les tarifs de la sécurité sociale vont pouvoir augmenter leurs honoraires. Dans le même temps, les médecins qui pratiquaient déjà des dépassements n’auront aucune obligation de revoir les leurs à la baisse.

Cela représente une remise en cause des tarifs dits « opposables », c’est-à-dire fixés et remboursés par la sécurité sociale. Avec ce nouveau secteur, le maquis tarifaire va s’épaissir, ce qui favorise toutes les dérives.

L’inflation récente de ces dépassements, qui représentent désormais 2 milliards d’euros sur 18 milliards d’honoraires de consultations, va s’accroître.

Le Parti socialiste exprime sa très vive préoccupation et demande au gouvernement de prendre des mesures vigoureuses pour lutter contre les dépassements d’honoraires. Avec les franchises médicales, la hausse du forfait hospitalier et les déremboursements, les dépassements d’honoraires installent une médecine à plusieurs vitesses et accroissent les difficultés d’accès aux soins.

Le Parti socialiste appelle à une redéfinition complète et globale du contrat médical, qui permette d’engager une véritable régulation du système de soins.

Communiqué de Marisol Touraine
Secrétaire nationale à la santé et la sécurité sociale

15.10.2009

Proposition de loi sur la suppression du crédit renouvelable


Le groupe socialiste à l’Assemblée nationale déposera le 15 octobre 2009 une proposition de loi supprimant le crédit renouvelable.

Le mal-endettement, en plus d’être l’un des facteurs de la crise actuelle, est un véritable fléau social. Le recours trop important au crédit renouvelable est une des causes principales des difficultés financières des ménages, il est présent dans 87% des cas de surendettement.

Face aux dérives du crédit à la consommation et des pratiques commerciales d’un trop grand nombre d’entreprises dans leurs relations avec leurs clients, la proposition de loi déposée par le groupe socialiste propose de protéger et de responsabiliser les consommateurs emprunteurs et d’améliorer les voies de recours par l’introduction de l’action de groupe dans notre droit.

Face au mal-endettement, les propositions de la Ministre de l’économie d’un crédit renouvelable « bien utilisé » ne suffisent pas. Les chartes de bonne conduite étant inefficaces, il revient à la loi d’encadrer strictement les pratiques de crédit. Dans ce but, la proposition de loi du groupe socialiste propose de supprimer les crédits renouvelables, d’augmenter le délai de rétractation et de créer un fichier national des crédits aux consommateurs.

L’explosion du crédit renouvelable est aussi le révélateur des graves difficultés de pouvoir d’achat auxquelles les Français doivent faire face. Au-delà de l’interdiction de ce dispositif, cela appelle une action déterminée en faveur de la hausse des salaires, qui stagnent ou régressent depuis trop longtemps.

La politique du pouvoir actuel fait système : d’un côté elle fragilise les salariés, de l’autre elle favorise les mécanismes qui favorisent l’endettement. On se souvient de la proposition de Nicolas Sarkozy de faciliter le crédit hypothécaire. Le gouvernement doit enfin prendre la mesure de la réalité et adopter des mesures pour protéger les Français, pas pour les précariser.

 

13.10.2009

Jean Sarkozy à la tête de l’EPAD

Nouvelle traduction d’une conception monarchique du pouvoir


Le Parti socialiste dénonce avec force le projet de nomination de Jean Sarkozy à la tête de l’EPAD.

Au-delà des doutes sur les capacités d’un élu inexpérimenté à gérer un des plus gros établissements d’aménagement d’Europe, elle relève du fait du prince, inadmissible en démocratie, et traduit l’extension de la mainmise du clan présidentiel sur l’Île-de-France.

Cette nomination s’inscrit aussi dans un mouvement d’ensemble de recentralisation et de dépossession démocratique. Le projet dit du « Grand Paris » a déjà pour but d’écarter les élus locaux et franciliens des décisions concernant l’avenir de la métropole.

Avec le fils du Président à la tête de l’Établissement public d’aménagement de La Défense, c’est une nouvelle étape qui est franchie. Cet établissement intervient sur un territoire dont l’avenir est décisif pour l’ensemble de l’Île-de-France, notamment pour les questions liées à la répartition des richesses, à l’égalité territoriale, au développement du logement et des transports en commun et au développement économique.

Le Parti socialiste s’associe aux protestations citoyennes et demande à Nicolas Sarkozy et à l’UMP d’abandonner ce projet funeste qui fait déjà de la France la risée des démocraties.

Communiqué de Marianne Louis secrétaire nationale du Parti Socialiste à la Politique de la ville
et d’André Laignel, secrétaire national du Parti socialiste à l’Aménagement du territoire et du développement local

09.10.2009

Projet de loi de financement de la sécurité sociale

Le gouvernement renie ses engagements envers l’hôpital public.


Alors même que le gouvernement annonce urbi et orbi que la sécurité sociale joue son rôle d’amortisseur de la crise, on découvre qu’il vient de s’en prendre à l’hôpital public dans le projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2010.

En effet, il est prévu de ponctionner l’enveloppe du seul hôpital public d’un montant de 150M€ en alignant les tarifs de certains séjours sur celui des cliniques.

Cette mesure démontre d’abord qu’il n’est pas tenu compte du coût de la continuité et des exigences du service public, assumé par le seul hôpital public.

En procédant ainsi le Gouvernement renie ses engagements de report de la convergence tarifaire à 2018. Ceux qui croyaient à un soutien de ce gouvernement et de cette majorité, au service public hospitalier, seront déçus. Avec Nicolas Sarkozy, le gouvernement choisit une fois de plus de favoriser les établissements privés.

A travers un dispositif de tarification à l’activité opaque et confus, comme l’a souligné récemment la Cour des comptes, c’est l’hôpital public qui sert de variable d’ajustement.

Cette décision conforte le processus de mise à mal du service public hospitalier, structurellement organisé dans la récente loi dite « hôpital, patients, santé, territoires ».

Les parlementaires socialistes combattront énergiquement ces dispositions à l’occasion du débat sur le PLFSS 2010, qui s’engage dans quelques jours.

08.10.2009

L’École ne se monnaye pas

 

Le Parti Socialiste exprime sa totale opposition à la proposition du Recteur de l’académie de Créteil concernant la mise en place d’une cagnotte pour récompenser l’assiduité des élèves, dans trois lycées professionnels.

Notre Ecole est au service des jeunes. Elle a vocation à les accompagner, à être vecteur d’une transmission des savoirs de qualité, à leur donner les armes et les connaissances nécessaire à leur autonomie et à leur épanouissement. Cette démarche est tout simplement contraire aux principes de l’Ecole de la République. A l’heure où nous devons redonner confiance en l’École, redonner l’envie d’apprendre et réaffirmer que l’École est une chance et en aucun cas une contrainte, cette mesure nous semble dangereuse. L’École ne se monnaye pas.

Dans une société où les valeurs de justice sociale, de solidarité, sont, chaque jour, mises à mal, où l’individualisme le plus primaire gagne chaque jour du terrain dans l’univers de notre jeunesse, le Parti socialiste entend tout mettre en œuvre pour préserver les enfants et les jeunes d’un cadre de vie et d’apprentissage dont le cœur seront les valeurs marchandes.

Une fois de plus, on prétend, très maladroitement, s’occuper des effets – l’absentéisme des élèves- alors que l’urgence est à une refonte en profondeur de notre système éducatif : les structures des établissements et leur place dans la cité et dans la société de la connaissance, les rythmes scolaires -la journée, la semaine, les vacances-, les nouvelles pédagogies en donnant toute sa place à l’élève dans les processus d’apprentissage, le développement des savoirs informels, les missions et la formation de tous les personnels chargés d’éducation…

Communiqué de Bruno JULLIARD,

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