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27.02.2010

«Chômage : Nicolas Sarkozy, deux fois contredit par les faits, doit enfin agir», par Martine Aubry

C’est sans surprise, malheureusement, compte tenu de la situation économique de notre pays et de la passivité du gouvernement, que j’ai pris connaissance hier soir des chiffres du chômage.

Ils contredisent doublement et de manière cinglante le Président de la République, qui, le 25 janvier dernier sur TF1, avait annoncé une baisse du chômage dans les semaines qui viennent. Non seulement, il y a eu, en janvier, 19 500 chômeurs en plus mais on apprend aujourd'hui que la prétendue baisse de décembre, qui était venue "opportunément" ponctuer les propos du Président de la République au lendemain de sa déclaration, n'a pas eu lieu. Les chiffres de décembre ont été sévèrement révisés à la hausse (+34 000) ce qui inverse totalement la tendance initialement annoncée (-18 500).

Cette peu glorieuse tentative de récupération serait risible si nous n’étions pas devant une réalité particulièrement inquiétante : si rien n'est fait, tout laisse à penser que nous risquons d’avoir 200 à 300 000 chômeurs en plus cette année. La crise sociale n'est pas terminée.

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25.02.2010

Le Parti socialiste condamne la procédure unilatérale de remise en cause du code du travail

Le ministre du travail vient de demander à une commission de faire des propositions pour simplifier le droit du travail. Cette commission sera présidée par le Directeur des ressources humaines de Vinci. Aux côtés de ce dernier figurent juristes, DRH, responsables patronaux, mais curieusement aucun représentant des salariés.

Il est stupéfiant de constater que, quelques jours après un sommet social qui cale l'agenda des partenaires sociaux, le ministre du travail sort de sa poche, sans leur en parler, une mission sur des sujets qui sont clairement dans le cadre de leurs prérogatives sans même les consulter.

L’absence de concertation avec les organisations syndicales sur un sujet aussi sensible que la simplification du droit du travail est une faute politique grave qui n’aura pour unique conséquence que de compliquer le dialogue et d’affaiblir la démocratie sociale.

Le choix de tels interlocuteurs privilégiés et l’exclusion des syndicats est un aveu et trahit l’objectif final du gouvernement : mettre en place des règles moins protectrices pour les salariés.


Communiqué
Alain Vidalies Secrétaire national au travail et à l’emploi

21.02.2010

Distribution de bonus et de dividendes : les abus et les excès ont repris comme avant !

L'annonce des montants pharaoniques de bonus distribués aux traders des principales banques françaises démontre que les excès ont repris comme avant la crise financière.

Ces bonus au lieu d'être indûment versés  auraient pu et auraient dû venir renforcer les fonds propres de ces établissements afin de leur permettre de financer l'économie.

Manifestement, faute d'avoir exigé des contreparties au plan de sauvetage des banques, la timide et tardive réponse du Gouvernement, faite sous la pression de l'opinion, n'est pas à la mesure du phénomène et ne permet pas de le limiter.

Au-delà du versement excessif de bonus, il faut également noter que les entreprises du CAC 40 ont privilégié la distribution de dividendes aux actionnaires au détriment de l'investissement.

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19.02.2010

Les trois exigences de Jean Paul Huchon : Justice sociale, Impératif écologique, Ambition économique

Dans une interview à Yvelines Infos, Jean Paul Huchon défini ses trois exigences pour la prochaine mandature : La justice sociale, l’impératif écologique, l’ambition économique.


Vous pouvez lire l’article en cliquant ici :



http://www.yvelinesinfos.com/divers/2552-jean-paul-huchon...



18.02.2010

Gardes à vue : la procédure doit être réformée maintenant

Le nombre de gardes à vue  a explosé de plus de 60 % entre 2001 et 2009, pour concerner 600 000 personnes tous les ans, soit 1 % de la population vivant en France. Plus encore, le Ministre de l’Intérieur a dû reconnaître que ces chiffres ne prenaient pas en compte les 200 000 gardes à vue pour infractions routières. Ce sont donc environ 800 000 personnes qui, chaque année, sont concernées.

Le gouvernement fait preuve de duplicité car c’est bien à sa politique que l’on doit ces dérives. Lorsqu’on crée dans cesse de nouvelles incriminations, souvent floues, ou que l’on fait de la garde à vue un « indicateur de performance » du travail policier, peut-on s’étonner de la transformation de cette mesure privative de liberté en « instrument banal de procédure » ? Ce dévoiement n’est pas le fruit du hasard ou la traduction d’une plus grande efficacité de la lutte contre la délinquance, qui ne se vérifie pas. Les forces de police subissent les contraintes de la pression statistique imposée par le gouvernement.

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17.02.2010

Violences scolaires : un gouvernement aveugle et sourd.

Le Parti Socialiste exprime son indignation devant l’agression dont a été victime un élève du Lycée Apollinaire de Thiais. Au-delà de l’émotion suscitée par une telle violence dans un établissement scolaire, cet acte, moins de deux semaines après l’intrusion à Vitry, souligne l’échec de la politique conduite par la droite depuis 2002. La situation devrait conduire à une remise en question de la part du gouvernement, pas à une nouvelle tentative d’instrumentalisation à des fins électorales.

L’affichage de mesures spectaculaires et sécuritaires, les coups de menton et les promesses de sanctuarisation ne produisent aucun résultat. Alors que les équipes éducatives mobilisées en Seine-Saint-Denis réclament des moyens humains pérennes, formés pour remplir leur mission, disponibles pour assurer un suivi attentif des élèves les plus en difficulté, lutter contre le décrochage scolaire et prévenir les comportements violents, le gouvernement poursuit la suppression des postes d’enseignants, de CPE, de surveillants, de Conseillers d’Orientations Psychologues, d’éducateurs spécialisés, d’assistantes sociales, d’infirmières… Or, c’est la présence adulte auprès des jeunes dans les établissements scolaires qui devrait être renforcée, tant pour la réussite éducative que pour la prévention et la sécurité. La prévention passe également par une politique ambitieuse de rénovation des lycées et de sécurisation des bâtiments, comme celle conduite par la région Île-de-France et son président Jean-Paul Huchon, dont le Parti Socialiste salue l’action.

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16.02.2010

Le sommet social : un écran de fumée avant les régionales et rien de nouveau pour répondre à la crise


Personne n’est dupe des véritables motifs du sommet social qui s’est tenu aujourd’hui à la demande de N. Sarkozy.

Alors que le gouvernement prépare une politique d’austérité massive pour le lendemain des régionales, ce sommet social n’est rien d’autre qu’un écran de fumée.

Le Président annonce de multiples concertations (sur les retraites, sur la pénibilité, sur les fins de droit, sur le partage des profits) pour rassurer les Français et pour masquer les véritables intentions du gouvernement.

S’agissant des retraites, le recul de l’échéance pour le dépôt de la proposition de loi ne doit pas faire illusion. Le calendrier annoncé ne tient pas compte de l’aboutissement ou non des négociations sur la pénibilité ou sur l’emploi des seniors. Il suppose des arbitrages qui seront rendus pendant l’été et ne dissipe absolument pas la crainte d’un passage en force du gouvernement.

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15.02.2010

Grève des salariés d’Ikéa : un conflit symptomatique du blocage des salaires en France

Les principaux syndicats d'IKEA (CGT, FO et CFDT) appellent les 9.000 salariés de l'enseigne à une nouvelle grève "massive" samedi pour exiger une hausse salariale pour tous. Les syndicats ont appelé à cesser le travail dès jeudi soir après une réunion avec la direction qui n'a pas permis d'aboutir à un accord. Les syndicats demandent 4% de hausse des salaires pour tous alors que la direction leur a proposé, lors des discussions dans le cadre de la négociation annuelle obligatoire, 2% d'évolution de la masse salariale, dont 1% d'augmentation collective, le reste en fonction du mérite.

Ce conflit est symptomatique du blocage qui existe en France en matière de négociation sur la hausse des salaires. Or, relancer la hausse des salaires est un enjeu majeur pour le pouvoir d’achat, pour la justice sociale et pour la relance.

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13.02.2010

Le gouvernement refuse de reconnaître les structures de l’Economie Sociale et Solidaire comme des acteurs économiques à part entière

L’intégration de la thématique Economie Sociale et Solidaire (ESS) au sein de la Direction générale de la cohésion sociale, rassemblant de nombreux sujets épars, traduit le désintérêt de ce gouvernement vis-à-vis de l’ESS et laisse craindre que ce sujet pourtant essentiel ne sera pas reconnu à sa juste valeur.

Cette réorganisation a lieu alors que de nombreux acteurs de l’ESS (associations, mutuelles, coopératives, fondations) ont manifesté leur volonté de maintenir la DIIESES (délégation interministérielle à l’innovation, à l’expérimentation sociale et à l’économie sociale) créée en 1981 pour reconnaître les spécificités et impulser l’action de l’ESS.

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10.02.2010

LOPPSI: Les députés socialistes se mobilisent.

Dans un communiqué, le groupe socialiste, radical et citoyen à l’Assemblée nationale dénonce les échecs du gouvernement sur les questions de sécurité. Les députés PS se mobilisent contre ce projet inefficace qui met en danger nos libertés.

Les grands discours de Nicolas Sarkozy s’étiolent chaque jour un peu plus sur le mur des réalités. En dépit des annonces triomphalistes du ministre de l’Intérieur, la politique du chiffre à laquelle sont astreintes les forces de l’ordre n’obtient aucun résultat tangible notamment face à la progression des violences faites aux personnes.

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