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26.01.2011

2010 : une année noire pour l’emploi

Alors que le Président de la République avait annoncé fièrement que le chômage allait baissé en 2010, la publication des chiffres du nombre de demandeurs d’emploi en décembre 2010 permet de dresser le bilan d’une année qui s’avère tristement catastrophique pour l’emploi en France.

En 2010, le nombre de demandeurs d’emploi inscrit à Pôle emploi a augmenté en un an de +5,3%, soit + 202.500 personnes (catégorie A, B,C). Pour le seul mois de décembre, il est en augmentation de + 32.600. Il y a à peine deux ans, en décembre 2008, la France comptait 795.900 chômeurs en moins. Comment ce gouvernement ose t’il encore soutenir que sa politique a eu un quelconque effet sur la crise ? Comment peut il poursuivre sa politique de suppression d’emploi public dans ce contexte ? Comme peut il encore croire que sa réforme des retraites n’aura pas un effet néfaste sur l’emploi des seniors, alors qu’en un an le chômage des plus de 50 ans a augmenté de 16,6% ?

Austérité budgétaire et salariale, mesures clairement en défaveur de l’emploi (comme la détaxation des heures supplémentaires), l’emploi n’a pas été la priorité de la droite depuis qu’elle est au pouvoir. En revanche, tous ses efforts pour précariser les salariés et détricoter le droit du travail connaissent eux des résultats édifiants, avec l'augmentation des emplois précaires et de l'emploi à temps partiel.

Deux ans après le début de la crise, ce gouvernement n’a toujours aucun résultat. Il serait temps qu’il est enfin une politique en faveur de l’emploi. L’emploi devrait être sa priorité numéro un, et l’occuper matin, midi et soir !

20.01.2011

Pour une relance ambitieuse de l'Education prioritaire

En 1981, Alain SAVARY crée les « zones prioritaires », première expérience de la territorialisation de la politique d’enseignement scolaire. Face aux difficultés rencontrées dans les zones urbaines, leur objectif est de compenser les handicaps socio-culturels des élèves en apportant plus à ceux qui ont moins. Le terme de « zone d’éducation prioritaire » (ZEP) apparaît en 1988. La première relance de ce dispositif est réalisée en 1990 par Lionel JOSPIN. Un rapport de l’inspection générale note, en 1997, que la taille réduite des ZEP, un niveau d’exigence scolaire fort, le travail en équipe, le pilotage local sont des facteurs de réussite.

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17.01.2011

Défenseur des droits: une volonté gouvernementale de faire taire les contre-pouvoirs

Alors que l’Assemblée Nationale débat  du projet de loi relatif au Défenseur des droits, le Parti socialiste dénonce une occasion manquée et la volonté gouvernementale de faire taire des contre-pouvoirs.
 
Manquant  l’occasion d’une réelle  avancée démocratique, le projet du gouvernement marque  un recul dans la défense des droits et libertés de nos concitoyens.
 
Ce texte est en réalité l’occasion pour le gouvernement et sa majorité de supprimer des autorités indépendantes ayant comme point commun d’avoir porté la critique sur l’action gouvernementale.
 
Punit-on la Défenseure des enfants pour ses prises de positions contre la rétention des enfants ? Fait-on payer à la Commission nationale de déontologie de la sécurité d’avoir dénoncé certains abus de pratiques policières ? Sanctionne-t-on la Halde pour ses prises de position contre les tests ADN ? Enfin, les rapports du contrôleur général des lieux de privation de liberté dénonçant les conditions de détention sont-ils si gênants ?
 
La disparition d’institutions, à la légitimité reconnue y compris à l’extérieur de notre pays, et leur fusion  au sein d’une structure fourre tout, privée de moyens d’investigations, désignée par le seul président de la République, nuira à toute efficacité dans les missions autrefois remplies.
 
Le Parti socialiste condamne cette démarche gouvernementale, qui poursuit l’élimination méthodique de tous les contre-pouvoirs.

 

13.01.2011

Vers une licence Low-cost

Toujours plus de précarité dans l'enseignement supérieur

Arguant du fait que les horaires offerts en licence s’échelonneraient de 250 à 500 heures d'une université à l'autre, la ministre de l’Enseignement supérieur, dans le Monde, propose d'offrir « partout » un minimum de 400 heures de cours par an. Derrière une apparente mesure de bon sens, se cache en réalité une redoutable régression pour les étudiants de l’Université.
400 heures par an, c’est à peine plus de 15 heures par semaine. La norme du volume horaire d'une licence, tel qu'elle est définie jusqu'à présent, est en fait de l'ordre de 600 heures par an. C’est déjà insuffisant pour assurer la réussite des étudiants qui s’engagent en licence : 50% d’entre eux échouent en première année. Parallèlement, des formations comme les classes préparatoires ont un volume horaire annuel de plus de 1000 heures, les IUT dispensent 1 800 heures de cours sur deux ans. Avec son minimum à 400 heures, ce n'est même plus le SMIC, c'est le RSA pour les Universités, condamnées à offrir une formation low-cost. 
Quelles que soient les satisfecit que s’octroie Valérie Pécresse, les Universités françaises demeurent dramatiquement sous-dotées. 
Plutôt que d'abaisser les exigences, comme le fait le gouvernement il faut au contraire mettre en place un vrai plan de développement de nos universités, proposer un projet plus ambitieux pour la licence et l’amélioration de l’encadrement des étudiants. Par ses propos Valérie Pécresse montre la réalité de ses ambitions pour les universités. Elles sont très faibles.

 

Bertrand Monthubert

12.01.2011

Bonne année

La section du parti socialiste de Magny-les-Hameaux, vous souhaite une bonne et heureuse année 2011.

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