« 2011-04 | Page d'accueil | 2011-06 »

30.05.2011

Tests de résistance des centrales nucléaires européennes : la sécurité au rabais

C’est un accord au rabais qui vient d’être conclu au sein de l’Union Européenne sur les tests de résistance des centrales nucléaires. L’Europe se satisfait d’une revue de sûreté tronquée, malgré le message fort sur les risques encourus par les pays nucléarisés envoyé par le Secrétaire général des Nations Unies.

Les pays qui refusaient une surveillance européenne de la sûreté des centrales, dont la France, ont eu gain de cause. L’échec des pays nucléarisés à s’entendre et à garantir des critères exigeants et exhaustifs est consternant. Les tests de résistance intégreront certes les risques naturels (inondations, séismes, tempêtes etc.) et certains risques accidentels (crash d’avion, explosion à proximité d’une centrale) mais sans évaluation des plans d’urgence prévus en cas de crise – qui n’existent même pas dans de nombreux cas !

La question des mesures préventives des risques terroristes – cyberattaque, attentat - a été renvoyée à de futurs groupes de travail mixtes entre experts nationaux et représentants de la Commission, sans calendrier ni modalités précises, alors que l’occasion était donnée d’aborder la question dès maintenant.

Et que dire de la légitimité des audits menés au niveau national, réalisés sur une base « volontaire », qui laissent les exploitants s’évaluer à l’aune de leurs propres critères et qui bien naturellement ne se déjugeront pas ? En cas de défaillance, l’absence de conséquence annoncée et harmonisée au niveau européen – les décisions étant laissées aux Etats -, rend ces audits factices.

Le Parti socialiste appelle le Président de la République, qui préside le G8 à Deauville, à prendre ses responsabilités. Les discussions sur la sûreté doivent inclure les questions de sécurité sans repousser sans fin les décisions. Ce G8 doit également être l’occasion de discuter d’un organe international de régulation et de contrôle qui soit indépendant, afin d’assurer la transparence que chaque citoyen est en droit d’exiger.

 

18.05.2011

Déclaration de Martine Aubry

Comme vous le savez j’ai souhaité réunir l’ensemble des responsables socialistes ce midi. Il le fallait, pour deux raisons, pour nous retrouver dans ce moment douloureux, pour l'un d'entre nous et pour nous tous et aussi parce que nous savons ce qu'attendent les Français, il fallait rappeler le cap. Le faire tous ensemble et c’est vraiment cet état d’esprit qui était celui du bureau national à l’instant même.

Après la stupéfaction et la sidération et je crois qu’on peut dire, pour rencontrer beaucoup de Français, que le choc est partagé, bien au delà des socialistes et de la gauche. On a l’impression que beaucoup de gens ne veulent pas croire, attendent et sont dans un espèce de choc.

Depuis hier, nous sommes tous bouleversés par les images et aussi par les charges qui sont portées contre Dominique Strauss-Kahn.

Lire la suite

16.05.2011

Il n'existe pas différentes catégories de Français

Le Parti socialiste exprime sa plus vive indignation à la suite des propos du député UMP Claude Goasguen ce matin en faveur d’une limitation de la binationalité et des droits politiques des binationaux. Il promeut l'instauration d'un fichier des binationaux. Au mépris des principes républicains les plus élémentaires, l’UMP continue ainsi à investir les terres du Front national, prenant le risque de les nourrir.

Le Parti socialiste réaffirme qu'il n’existe pas différentes catégories de Français, mono-nationaux d’un côté et binationaux de l’autre. Les Français sont égaux en droits et en devoirs, et le principe républicain d’égalité ne s’accommode d’aucune discrimination. La binationalité est une réalité, une richesse culturelle et une ouverture au monde.

Notre pays compte des millions de binationaux, qui doivent être écoutés, représentés et défendus au lieu d’être pointés du doigt, jetés à la vindicte populiste et discriminés. Plusieurs centaines de milliers d'entre eux travaillent à l’étranger et contribuent au rayonnement de la France dans le monde. L’avenir de la France n’est pas au nationalisme identitaire véhiculé par les mouvements d’extrême-droite.

 

09.05.2011

Déclaration de Laurent Wauquiez : les bénéficiaires du RSA ne sont pas des fainéants mais bien les victimes de sa politique

 
Laurent Wauquiez, a proposé dimanche 8 mai que les bénéficiaires de minima sociaux soient astreints à des heures hebdomadaires de service social et que leurs aides soient plafonnées, pour marquer l'écart avec « celui qui travaille ».

Encore une fois, les bénéficiaires du RSA, victimes de l’incapacité du gouvernement à agir en faveur de l’emploi, sont montrés du doigt et accusés d’être dans une situation de désespérance sociale.

Que Monsieur Wauquiez aille expliquer qu’ils sont des fainéants aux agriculteurs qui s’éreintent toute l’année à la tâche mais qui, pour affronter la baisse des revenus agricoles, sont 40 000 à avoir déposé une demande de RSA depuis juin 2009. Qu’il aille faire le tour des bassins d’emploi et qu’il ose dire aux milliers d’ouvriers frappés par les délocalisations, qui se sont battus pour garder leurs emplois, qu’ils sont des assistés. Qu’il regarde en face les jeunes de plus de 25 ans qui n’arrivent pas à entrer sur un marché du travail bouché et leur explique en quoi ils sont responsables de cette « société française qui tourne à l'envers ».

C’est avant tout la politique du gouvernement qui tourne à l’envers. Une politique totalement déconnectée de la réalité. C’est parce que ce gouvernement n’a eu aucune politique en faveur de l’emploi que tant de travailleurs sont aujourd’hui au chômage. A un an de l’élection présidentielle, il faut regarder en face ce bilan catastrophique au lieu de stigmatiser ceux qui souffrent de ses échecs. Plutôt que de ressortir de vieilles lunes idéologiques, le gouvernement ferait mieux d’agir.

 

Toutes les notes