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29.08.2011

Troisième mois de hausse du chômage: l’échec total de la politique de Nicolas Sarkozy

Les faits apportent une nouvelle fois la preuve de l’échec total de la politique économique du président sortant. Si la droite a laissé filer les déficits, ces derniers n’auront même pas contribués à relancer la croissance et l’emploi. Pour le mois de juillet, le nombre de demandeurs d’emploi augmente de + 36.100 pour la catégorie A (+ 76200 sur un an) et de + 24.300 pour la catégorie A,B,C (+ 170.100 sur un an). C’est le troisième mois consécutif de hausse, alors que M. Sarkozy avait annoncé aux Français une amélioration de l’emploi. En fait, depuis que M. Sarkozy est au pouvoir, le nombre de Français inscrits au Pôle emploi a augmenté de + 896.500 ! Au delà de l’échec, ces chiffres soulignent la gravité des fautes économiques et politiques commises ces dernières années.  

Absence de véritable plan de relance, suppression de 100.000 postes de fonctionnaires, multiplication des heures supplémentaires qui ont agi comme une machine infernale à détruire de l’emploi sur fonds public ou encore austérité salariale : l’emploi n’a jamais été une priorité pour ce gouvernement. Tout juste élu, sa priorité aura été de mettre en place le paquet fiscal, multipliant de coûteux cadeaux aux plus riches, au lieu de mettre en place un véritable paquet pour l’emploi, en améliorant les salaires, la consommation et le soutien aux PME.

Aujourd’hui, en enchainant les plans d’austérité et en menant la politique demandée par les agences de notations, le gouvernement continue d’agir contre la croissance et contre l’emploi. Une politique, en somme, contre les Français.

Les socialistes proposent la mise en place d’une politique économique créatrice d’emploi, basée sur l’investissement et la consommation, sur l’amélioration des salaires, sur un partage plus juste et plus efficace des revenus et sur la création d’emplois nouveaux pour la jeunesse. Notre règle d’or sera d’agir pour l’emploi matin, midi et soir !

 

24.08.2011

Crise : le PS demande un changement profond de politique budgétaire et fiscale

En cette rentrée marquée par de grandes inquiétudes pour l’économie française et européenne, et particulièrement difficile pour l’emploi et le pouvoir d’achat des Français, le Parti socialiste demande au Gouvernement un changement profond de politique budgétaire et fiscale. Ce changement doit intervenir sans attendre, dès la session extraordinaire qui débutera au Parlement le 6 septembre.

Le Parti socialiste dénonce la politique fiscale irresponsable menée par Nicolas Sarkozy et l’UMP, qui, plus encore que  les conséquences de la crise financière internationale a profondément creusé les déficits publics. En dix ans de majorité de droite, la dette a doublé et les déficits n’ont cessé de croître, principalement en raison de la multiplication des cadeaux fiscaux et des niches fiscales, du bouclier et du paquet fiscal décidés par Nicolas Sarkozy. Et le Premier Ministre aura du mal à faire croire aux Français que les socialistes seraient responsables des déficits, alors qu’il vient de faire voter, il y quelques semaines, un allégement de l’ISF qui va coûter 1,8 milliard de plus aux finances publiques. Cette politique est un échec complet puisque, dans le même temps, le chômage s’est accru, notre compétitivité s’est dégradée, notre industrie a reculé et le déficit de notre commerce extérieur s’est creusé de façon abyssale.

M. Sarkozy privilégie la communication plutôt que l’action en faveur des Français. Les réunions se sont succédé au cours de l’été sans résultat, aggravant l’inquiétude sur la situation économique en France et en Europe, sans ouvrir de perspectives de sortie de crise. Plutôt que de prendre des décisions immédiates, le Président de la République persiste dans la manœuvre. Le Parti socialiste ne donnera pas quitus à M. Sarkozy de sa politique de creusement des déficits et d’endettement à travers une révision constitutionnelle sans effet sur la situation réelle de nos finances publiques. Nous n’acceptons pas une prétendue « règle d’or » qui ne règle rien pour réduire aujourd’hui les déficits puisqu’elle ne s’applique pas au Gouvernement actuel, et qui ne porte aucune solution pour l’avenir tant elle est facile à contourner. Cette règle inefficace a pour seul objectif de faire oublier les responsabilités du Président de la République et de justifier de nouvelles remises en cause des protections sociales et des services publics. On ne règle pas des problèmes massifs de déficit avec des textes mais avec des politiques.

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13.08.2011

L’économie française en pleine rechute : une rentrée difficile pour les Français

L’autosatisfaction du gouvernement et du Président de la République n’aura pas résisté longtemps à la réalité de la situation économique : la France n’est pas sortit de la crise et la croissance a été nulle au deuxième trimestre (+0,0%).

L’investissement des entreprises a fortement ralentit (de +1,9% au premier trimestre à +0,7% au deuxième), la consommation des ménages subit le coup de l’aggravation du chômage et de la politique d’austérité sans précédent menée par le gouvernement et recule fortement (-0,7%). Les exportations stagnent (+0,0%). Seul le repli des importations (-0,9%) évite le retour à une croissance négative.

Ces résultats du deuxième trimestre ainsi que les estimations de la Banque de France pour les trimestres à venir rendent évident que la prévision de croissance de 2% pour 2011 ne sera pas atteinte. Celle pour 2012 devient encore plus irréaliste.

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12.08.2011

Temps gris

Triste mois d’août ! Si le mauvais temps ne nous venait que des nuages, la chose serait douce. Malheureusement, les vents sombres produits par nous-mêmes, petits humains incohérents, sont bien plus gênants.

Que nous allons vivre encore des répliques de la crise qui nous enveloppe de ses bras pas doux depuis 2007 ne fait pas l’ombre d’un doute. Le doute porte seulement -seulement !- sur la durée et l’ampleur que prendra ce coup de Trafalgar ; de quel prix allons-nous payer tant de folies et d’incohérences économiques et politiques.

Le plus préoccupant dans notre petit Hexagone et de constater le déni de réalité et l’incapacité de nos dirigeants à faire autre chose que nous raconter des sornettes en espérant que quelqu’un d’autre qu’eux portera le chapeau le moment venu. Heure après heure, le souci électoraliste prend systématiquement le pas sur la responsabilité face à une situation dont la dangerosité s’aggrave chaque jour.

La dernière marotte est cette fameuse « règle d’or » que l’on prétend découvrir comme le talisman qui peut nous sauver. Voilà des équipes au pouvoir depuis 4 ans, face à une crise de grande ampleur, essayant de nous faire croire qu’une décision dont les effets ne seraient sensibles qu’à partir de 2013 pourrait nous mettre à l’abri du tsunami économique qui gronde à nos portes ! Si l’équilibre budgétaire, aussi souhaitable qu’il puisse être est LE truc, que ne l’ont-ils pas appliqué depuis qu’ils sont au pouvoir ? Que ne l’appliquent-ils pas maintenant, tout de suite ?

Jacques Attali (L’Express, 10 août) remarque : « Seulement, les dirigeants européens, sous l’influence de groupes de pression à courte vue et incapables de penser la politique hors des exigences de la finance, n’ont pas cru à la gravité de la dynamique en marche depuis la fin de 2007 » et il poursuit : « Ils se sont contentés de naviguer au plus près, d’illusoires sommets européens en G 20 de pacotille, repoussant les échéances par des mesures minuscules et des déclarations contradictoires »

De son côté, le président de la Fédération allemande des banques privées (Le Monde.fr du 10 août) est tout aussi clair : "… le problème, c'est l'absence de direction en Europe (...) Les gouvernements à Berlin, à Paris et ailleurs ne se montrent pas courageux pour prendre des décisions". "Ils laissent aller les choses et se laissent mener par la crise"

Mais on occupera l’espace médiatique en parlant du « record » d’expulsions de sans-papiers envisagé (M.Guéant ), du « fichier » des abus aux prestations sociales (M. Mariani), du rôle des « citoyens vigilants » (M. Ciotti) dont le concept et les possibles dérives devraient faire peur, au vu de l’histoire récente de ce pays, même au plus imprudent des hommes politiques.

Hors de la rue, le premier moment « disponible » pour commencer à remettre les choses en ordre est, en septembre, celui des élections sénatoriales. Nos « grands électeurs » peuvent créer une première condition favorable en donnant la majorité à la gauche et mettant enfin en place des moyens d’une opposition efficace aux dérives actuelles. Lourde responsabilité entre leurs mains. Sauront-ils s’en saisir ?

J.Castro

 

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